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Ça y est ; c’est le grand jour, je vais devenir une grande méditante devant l’éternel.
Tout est prêt, la lumière est baissée, les coussins du canapé redressés, le calme est fait autour de moi.
Je m’installe sur le bord du canapé, pas avachie (oh non, surtout pas), bien ancrée sur mes ischions (c’est bien ça professeur ?), les pieds posés au sol (souples les chevilles), les mains sur les genoux…
Je ferme les yeux, et utilise la technique du comptage, pour éviter que mon cerveau ne dérive trop. J’inspire et à 1 j’expire, j’inspire et à 2 j’expire, et ainsi de suite jusqu’à 10 puis je redescends en sens inverse. Ah mince, je suis à 22, qu’est-ce que je fous là, moi. Mais j’ai pas oublié de payer la facture d’électricité ? Allez, 9 j’expire, j’inspire, 8 j’expire, j’étais pas à 5, déjà. Non, mais c’est un peu long quand même. Il a dit quoi, le prof ? Laissez passer les nuages dans votre cerveau, ils ne vous atteignent pas. C’est fou ce que ça donne faim cette pause. Et puis j’ai mal au dos, je ne m’en étais pas rendue compte que j’avais mal au dos mais avec cette immobilité, là !!! C’est qui, ça ? Le chat ? Dégage, le chat, tu ne vois pas que je médite ? Bon, c’est pas fini ces 5 minutes, c’est quand la cloche ? Et puis ça donne faim tout ça ?
Ça c’était au début. Aujourd’hui objectivement, je trouve que ça fait un bien fou. Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à m’y tenir car les quelques fois où j’ai pratiqué plusieurs jours d’affilée, j’ai ressenti un véritable recentrage, une qualité d’être et d’écoute bien supérieure, un calme bien plus grand.
Allez, tiens, je vais l’inscrire dans l’agenda, 3 fois par jour, pour bénéficier de tous les bienfaits totalement documentés et reconnus.
Courage à vous, c’est comme faire du sport, ça peut être ennuyeux de s’y mettre mais après on se sent vraiment mieux. Entre méditation et cohérence cardiaque, vous trouverez sûrement votre propre technique.
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